Actualité | Une étude alerte sur les effets nocifs possibles des substituts sans BPA couramment utilisés dans les emballages alimentaires sur les cellules ovariennes



Actualités | Une étude alerte sur les risques que les substituts courants au BPA dans les emballages alimentaires pourraient présenter pour les cellules ovariennes


Une nouvelle étude de l’Université McGill suggère que les produits chimiques couramment utilisés pour remplacer le bisphénol A (BPA) pourraient être toxiques pour les cellules ovariennes humaines. Cette découverte soulève des inquiétudes quant à la sécurité des emballages alimentaires sans BPA et à l’efficacité de la réglementation actuelle.


L’équipe s’est intéressée aux produits chimiques couramment utilisés dans les étiquettes de prix apposées sur la viande, le poisson, le fromage, les fruits et les légumes. Ces substances pourraient migrer dans les aliments à travers le film plastique et perturber le fonctionnement de cellules humaines de la granulosa ovarienne cultivées en laboratoire.


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Les chercheurs ont testé quatre substituts courants du BPA : TGSA, D-8, PF-201 et BPS. Le TGSA et le D-8, en particulier, ont entraîné une accumulation de gouttelettes lipidiques dans les cellules et modifié l’activité de gènes impliqués dans la croissance cellulaire et la réparation de l’ADN. Bernard Robaire, coauteur principal de l’étude et professeur de pharmacologie et thérapeutique ainsi que d’obstétrique et gynécologie à l’Université McGill, a déclaré : « Ces fonctions cellulaires sont essentielles. Les résultats de laboratoire ne prouvent pas encore directement un effet nocif chez l’humain, mais ils indiquent clairement que ces produits chimiques doivent être étudiés plus avant. »


Le BPA est un perturbateur endocrinien reconnu, associé à l’infertilité, aux anomalies précoces du développement et aux troubles métaboliques. Le Canada l’a interdit dans les biberons et en a restreint l’usage dans certains produits. Les chercheurs soulignent toutefois que la plupart de ses substituts ne font pas encore l’objet d’une réglementation ni de tests systématiques.


« La mention “sans BPA” peut être très trompeuse, a déclaré Robaire. Elle signifie souvent que le BPA a simplement été remplacé par un autre bisphénol. On connaît plus de 200 substituts, dont certains pourraient être tout aussi nocifs, voire davantage. Nous devons tester ces substances avant qu’elles soient largement utilisées, et non enquêter après coup. »


Santé Canada a inscrit les quatre produits chimiques sur une liste en vue d’une évaluation approfondie. Les chercheurs conseillent aux consommateurs de retirer les emballages plastiques et les étiquettes avant de conserver des aliments frais et, lors des achats, de choisir les articles situés au-dessus d’une pile afin de réduire le transfert de substances chimiques dû à la pression.


L’étude a été publiée dans Toxicological Sciences sous le titre « Imagerie à haut contenu et analyses transcriptomiques des effets du bisphénol S et d’autres révélateurs chromogènes sur les cellules de la granulosa KGN ». Elle a été financée par la McGill Sustainability Systems Initiative.


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Collecté en ligne

Publié 2025-09-06
Cet article a été préparé avec l’aide de l’IA et relu par notre équipe éditoriale avant publication.
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